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Justin Bonaventure Pranaitis ou Pronaïtis (27 juillet 1861 - 28 janvier 1917), religieux catholique lituanien, professeur d'hébreu à l'Université ecclésiastique impériale de Saint-Petersbourg et promoteur de l'antisémitisme à la fin du XIXe siècle est connu pour son livre sur le Talmud, Le Talmud démasqué publié en latin (1892) avec l'imprimatur de l'archevêque métropolite de Moguilev. Cet ouvrage se présente comme une enquête sur les enseignements juifs sur le christianisme. Le texte, intitulé Christianus in Talmude Iudaeorum, s'appuie notamment selon son auteur sur la version du Talmud de Benveniste éditée à Amsterdam en 1645, version basée sur le Talmud de Bâle/Lublin, reconstituant des passages expurgés de cette version, et présentant la totalité du traité Avodah Zarah. La plus grande partie du Talmud (la Guemara) est écrite en araméen. Seules la Mishna (niveau initial et très laconique du commentaire de la Torah) et naturellement les citations de versets de la Bible hébraïque sont en hébreu. Or, dans l'introduction de l'ouvrage de Pranaïtis, il est écrit que le texte original du Talmud démasqué, les traductions en latin sont placées en regard des textes en hébreu. En présentant des citations en hébreu et en latin, il prétendait démontrer que le « Talmud contraignait les Juifs à insulter les Chrétiens et à œuvrer pour leur élimination ». Ces citations étaient puisées des travaux de deux détracteurs allemands du Talmud du XIXe siècle : Jakob Ecker et August Rohling.
Sources : fr.wikipedia.org
Il s'agit d'un ouvrage de propagande antisémite, un faux comparable aux Protocoles des sages de Sion et antérieur de quelques années, contenant de fausses citations du Talmud avec une pagination imaginaire et d'autres textes hors de tout contexte. Ce texte est régulièrement traduit et réédité dans les milieux antisémites. Lorsque Pranaïtis intervint durant le procès de Beilis en tant qu'expert en 1912, réitérant l'accusation de crime rituel contre les Juifs, il perdit toute crédibilité lorsque la défense démontra sa totale ignorance des concepts et des définitions les plus simples du Talmud, au point que le public se mettait à rire chaque fois qu'il se retrouvait incapable de donner une réponse à l'avocat de la défense. Un agent de la police secrète du tsar remarqua que le contre-interrogatoire de Pranaitis démontrait son manque de connaissance des textes et de la littérature juive. Selon cet agent, un tel amateurisme et une telle ignorance disqualifiaient son « opinion d'expert ». Beilis fut finalement innocenté.
Sources : fr.wikipedia.org
==== Critiques contemporaines ==== Quelques groupes et individus[Lesquels ?] accusent certains des passages du Talmud d’un racisme envers les goyim inhérent au judaïsme, ainsi que de son hostilité envers le christianisme, sa phallocratie, sa misogynie, son acceptation de la pédophilie, ses prétentions à la suprématie théologique et son accentuation de la nécessité de non-divulgation d'une partie de la connaissance judaïque aux goyim sous peine de mort. Selon certains Juifs[Lesquels ?], ces critiques sont fausses, les passages en question n'indiquant qu'une traduction erronée, voire des choix sélectifs de propos pris hors de leurs contextes ou des falsifications, sur un texte dont le Maharal de Prague indiquait déjà qu'il ne peut être compris sans comprendre les règles du Talmud lui-même[réf. nécessaire]. Le rapport de l'Anti-Defamation League sur le sujet explique :
Sources : fr.wikipedia.org
« En citant de façon sélective divers passages du Talmud et du Midrash, des faiseurs de polémiques ont cherché à démontrer que le judaïsme prône la haine des non-Juifs (et des chrétiens en particulier), et promeut l'obscénité, la perversion sexuelle, et d'autres conduites immorales. Afin de rendre ces passages conformes à leurs buts, ces personnes les traduisent souvent de façon erronée ou les citent hors de leur contexte (la fabrication de passages entiers n'est pas inconnue) […] En déformant les significations normatives des textes rabbiniques, les écrivains anti-Talmud extraient fréquemment les passages de leur contexte textuel et historique. Même lorsqu'ils présentent leurs citations correctement, ils jugent les passages d'après les critères moraux actuels, 'ignorant' le fait que ces passages furent en majorité composés il y a près de deux mille ans par des gens vivant dans des cultures radicalement différentes de la nôtre. Ils sont donc capables d'ignorer la longue histoire du judaïsme en matière de progrès social, et la dépeindre comme une religion primitive et paroissiale. Ceux qui attaquent le Talmud citent fréquemment d'anciennes sources rabbiniques sans tenir compte des développements subséquents de la pensée juive, et sans faire un effort de bonne foi de consulter des autorités juives contemporaines qui pourraient expliquer le rôle de ces sources dans la pensée et la pratique juives normatives. »
Sources : fr.wikipedia.org
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Tous les mécanismes ne sont pas démontrés et une étude isolée ne fait pas une preuve globale. Les questions ouvertes sont signalées comme telles.%!(EXTRA string=Peptide)